Ding Shi Ba Zhang nom et traduction

Li ZiMing et Ma ChuanXu

定式八掌 Ding Shi Ba Zhang
La pratique de Ding Shi Ba Zhang est la première forme du travail du Gong Fu. Cette forme place l'importance sur l'utilisation des changements. C'est la pratique qui permet les premiers "accomplissements", et la Pratique du "QiGong". Les buts : La structure/dos droit(e), le travail du souffle, l'esprit vif, et la force.

  • 下塌掌
    Xia Ta Zhang
    La paume qui coule/presse vers le bas
  • 托天掌
    Tuo Tian Zhang
    La paume qui monte au ciel/paradis
  • 推磨掌
    Tui Mo Zhang
    La paume qui pousse/tourne la meule
  • 阴阳鱼掌
    YinYang Yu Zhang
    La paume du poisson Yin Yang
  • 指天划地掌
    Zhi Tian Hua Di
    La paume des doigts vers le ciel et qui gratte la terre
  • 叉子掌
    Cha Zi Zhang
    La paume fourche
  • 仙人观其
    Xian Ren Guang Qi
    La paume de l'immortel qui observe le monde
  • 白猿献果
    Bai Yuan Xian Guo
    La paume du singe blanc qui offre le fruit

Ding Shi Ba Zhang peut être pratique en postures statiques ou en changements. Les postures favorisent le travail du Qi Gong et les changements porte l'accent sur le Shen Fa (méthodes de corps), les déplacements du corps dans l'espace.

The Liang Style Bagua Zhang circle walking

The circle walking in Bagua Zhang is probably the single most important exercise of this style. All the main current of Bagua Zhang such as Yin, Cheng, Gao and others have slightly different practice methods but all tend to agree that circle walking is the essence of this Art.

The way we practice the Liang style Bagua Zhang relies heavily on the circle walking as this is what represente at least 80% of the time spent practicing the first years. Let me explain how we go about this practice method in the Liang style.

The circle walking contains many exercises such as palms and forms. but those exercises only gets practiced after quit some time when the Ji Ben Gong (basics) are mastered. The basics are not easy to master nor is it quick. Bagua Zhang requires sacrifices and a lot of eating bitter … the first method is actually the first palm, Xia Ta Zhang, the one I’m going to write about in this article.

An example of a circle done by a Bagua practitioner

If the circle walking takes 80% of your time in the first few years of practice then Xia Ta Zhang will take 80% of the circle walking time.

Xia Ta Zhang, is done to develop inner strength, Qi and accumulate it in the Dan Tian (three fingers under your bellybutton). The body has to stay relaxed but not shallow, the footwork must be light and still heavy when in contact with the ground, the foot must stay as close as possible to the ground during the weight shifting time, and we walk the opposite way as we would in the street.

Footwork
Why I say that is because in order to stay close to the ground and develop the light skill (qing gong) we do not use the foot the same way in circle walking as we would in “street walking”. The heal must not be lifted when shifting the weight from the rear to the front and the front foot should grasp the ground (though not to hardly or you will develop Si Li (dead force)) not with the heal but more with the “toes”. This way your foot stays almost completely parallel to the floor. This serves as a great method to regain balance loss when pushed.

The feet gives you the correct angle to form the circle. In the Liang Style the inner foot goes straight but the outer foot turns with the angle that defines your circle size witch should not be more than 9 steps nor less than 7.

The size of your step is defined by the height at witch you walk. Since the knees should stay close only your lower leg should advance. The lower you are the further you can extend your leg without separating the knees.

An example of a cricle

Upper body
In Xia Ta Zhang in the Liang style, and I believe is where a difference is found in regards to other style, we do not Pivot/turn the hips. We stay straight as much as we can and only the head will tilt 45 to 35 degrees in order to see where you are going and look at your fictive opponent in the center of the circle.

The hands should form a circle from the C7 vertebra all the way down to the palms facing the ground. And a twisting motion should be performed as well inwards and downwards.

Your spine should be straight, from the L1 vertebra all the way to the top. the head is straight, the mouth is closed and breathing goes through the nose. The tongue pushes upwards to the front teeth very slightly in order for the Small Heaven circulation to go through. You should be relaxed and try to eliminate all micro tension. Empty the chest and lift up the anus, relaxe the shoulders and pull the head straight so that the Qi can sink trough.

Your eyes should fixe the horizon (in Liang style we do not practice around a three that much) straight forward, they should not move during the walk as it facilitates the mind to wander while we want it to stay focused as we try to empty it.

We always go counterclockwise at first and change every 15 / 20 minutes, and this for 2 hours everyday in order to make eight changes.

The circle walking is an art in itself and is also practiced by Taoist monks as a meditative practice combining physical exercises and mental exercises. The circle walking while being the most basic method of the style is probably also the deepest and most interesting one.

Commémoration de la mort de Li Ziming

Commémoration de la mort du Grand maître Li Ziming, disciple de Liang Zheng Pu et troisième génération du Bagua style liang.

Plusieurs démonstrations par des pratiquants du style à Pékin au cimetière ou se trouve la tombe de Dong Haichuan ainsi que celle de Li Ziming et de nombreux grands maîtres du Bagua.

2ème partie de la video

La Marche en Cercle du Bagua Zhang

Le Bagua Zhang est célèbre pour sa marche en cercle, qui est l’exercice le plus basique et le plus difficile de ce style. Il existe plusieurs méthodes, hauteurs, afin de développer différente qualité.

La marche en cercle est un exercice que l’on continue tout au long de sa vie. Elle a l’avantage de travailler plusieurs aspects comme la force physique externe (WaiGong) ainsi qu’interne (NeiGong) par les postures que l’on doit tenir lorsqu’on tourne. La méditation fait partie des buts recherchés.

Voici quelques points pratiques :

Le débutant commence toujours par la marche à la hauteur du milieu (ZhongPan), l’attention doit porter sur une posture correcte du corps, quelques points sont extrêmement importants est une mauvaise pratique dès le début pourrait être difficile à corriger plus tard :

  1. Le dos droit et vertical, on bascule le bassin vers l’avant afin de lisser le bas du dos.
  2. On tire le sommet de la tête afin que le cou touche le col de la chemise
  3. Les épaules sont relâchées
  4. La langue pousse légèrement contre les dents du haut et le palais
  5. On respire par le nez de façon naturel.

Les cinq points énoncés ci-dessus sont d’une importance capitale pour que le Qi puisse circuler correctement et atteindre le Dan Tian.

Marche En Cercle à plusieurs avec Li Zi Ming

La position des mains correspond à la première paume (XiaTaZhang) : les bras forment un cercle en partant de la nuque, en passant par les épaules jusqu’aux mains qui se positionnent au niveau des hanches. Les paumes sont parallèles au sol. Et les doigts sont droits.

Les pas sont lents au début afin de trouver son centre. Le pied externe croche et le pied interne reste droit afin de définir un cercle parfait. Les genoux sont proches. Pour avancer il faut tendre toute la partie inférieure aux genoux ce qui vous donne votre distance de pas.

Liang ZhengPu

Liang zheng pu est né le 12 mai 1863, dans le village de Hao Chia, comté de Chi, province du He Bei. Son père possédait un magasin de vêtements d’occasion à pékin, cependant La mère de Liang et ses deux frères vivaient dans la maison de famille dans le comté Chi. Dans son village natal, Liang commença à pratiquer le style Tan Tui dès l’age de sept ans avec Ching Feng-I.

Liang ZhengPu

A l’age de 14 ans, il quitta son village pour aller vivre à Pékin pour apprendre le métier de son père. Au bout d’un an à pékin Liang avait travaillé jusqu’à épuisement et est tombé malade. Son père, qui fréquentait le palais du prince Su ou Dong HaiChuan enseignait, demanda à celui-ci s’il accepterait d’enseigner à Liang en lui expliquant que celui-ci était passionné d’arts martiaux.

Dong était un professeur doué et liang un étudiant diligent. Liang fit de rapides progrès en bagua et recouvra la santé et devint un pratiquant exceptionnel de la deuxième génération. Il était le plus jeune étudiant de Dong, c’est pourquoi tous les autres etudiant de Dong l’aimaient beaucoup. A la mort de Dong, Liang n’avait que 19 ans, il a donc continué à pratiquer et à étudier l’art avec ses grands frères d’armes, Yin Fu, Cheng TingHua, Liu Feng Chun, avec qui il avait d’excellentes relations.

A la mort de ses parents, il continua à travailler dans le magasin de son père pendant un temps avant de devenir professeur d’arts martiaux et d’en vivre. En 1899, à la suite d’une altercation avec un bandit nommé Chao Liu, Liang tua celui-ci et fut condamné à reste en prison pour le restant de ses jours. Cependant le 20 juillet de la même année, Les troupes d’étranger sont entrées a pékin pour mettre fin à la « révolution des boxeurs ». La prison fut détruite, permettant aux prisonnierx de s’évader. Liang et donc parti se cacher dans son village. Une fois le gouvernement restauré plus personne ne se préoccupe de cette affaire et de ce fait Liang créa le service de protection « Te Cheng ».

En 1911 Liang enseigna le bagua plus ouvertement et est à l’origine de la propagation de l’art dans le comté de Chi. Liang Zheng Pu est mort en 1932 à l’age de 69 ans. Sa tombe se trouve à côté de celle de Dong Hai Chuan. Des 20 disciples de Liang ZhengPu les plus connus sont, Guo Gumin et Li Ziming

Dong HaiChuan

Dong Hai Chuan est né à Chu Chia Wu, une ville de la province du HeBei. Sa date de naissance varie selon les sources : entre 1776 et 1816. Le professeur Kang Ko Wu de Pékin a établi, après avoir effectué des recherches au sein de sa famille, qu’il était né en 1813.
La date de sa mort 1883 est documentée sur sa pierre tombale. Dong Hai Chuan était donc dans sa soixantaine lors de sa disparition. Li ziming a déclaré que Dong HaiChuan a commencé à enseigner en 1870, c’est à dire vers l’âge de cinquante ans.

Dong HaiChuan

Les styles d’arts martiaux étudiés par Dong durant sa jeunesse ne sont pas clairs. Certaines sources affirment qu’il se serait consacré aux Erh Long Quan, Ba Fa Quan et autres.

Il est dit que Dong, après avoir quitté son village, aurait voyagé aux quatre coins de la chine en quête de savoir. C’est lors de ce voyage qu’il aurait rencontré un taoïste vivant dans les montagnes avec qui il aurait étudié plusieurs années.

Dans le but d’éviter que des personnes peu scrupuleuses cherchent à le diffamer, Dong entra dans la résidence du prince Su en prétendant être un eunuque (le fait qu’il en fût un ou non reste un mystère). Quant au fait de savoir à quel moment il révéla qu’il était un maître dans l’art du BaGua, il existe plusieurs versions :

«Lors des grandes réceptions données par l’empereur, le palais était extrêmement peuplé : Entrer ou sortir était une tâche herculéenne. Malgré cela, à ces occasions, Dong réussissait à se faufiler avec une aisance déconcertante. L’empereur, surpris par l’agilité de Dong, le questionna. C’est ainsi que Dong révéla son statut de maître de BaGua. Il fut alors dans l’obligation de démontrer son talent. Sa performance était tellement unique et impressionnante qu’il fut nommé entraîneur des gardes du palace. Suite à cette consécration, Dong devînt célèbre dans toutes les provinces de Chine. »

Personne ne sait exactement combien d’élèves ont été formés par Dong. Mais les plus connus sont : Yin Fu, Cheng TingHua, Liang ZhengPu. Quant à la méthode d’enseignement de Dong, La plupart des références affirment qu’il ne transmettait le BaGua qu’à des élèves déjà talentueux dans d’autres styles.

Il leur enseigna donc en fonction de leur base déjà acquise et, de ce fait, chaque étudiant reçut un enseignement unique. C ‘est pour une de ces raisons qu’il existe aujourd’hui différentes variantes.

La mort de Dong est aussi sujette à de nombreuse légende. Une des plus répandue déclare que lorsque son corps fut allongé dans son cercueil, un certain nombre de ses étudiants essaya de le soulever, mais ce fut en vain. Soudain, ils entendirent une voie venant du cercueil leur dire

Aucun d’entre vous n’est parvenu à égaler mon niveau de maîtrise.
Dong mourut alors et le cercueil put être facilement soulevé.

Cependant, sur la pierre tombale, il est simplement indiqué que Dong Hai Chuan est mort d’une sérieuse maladie. Durant les derniers jours de sa vie, ses servants durent l’aider à se lever de son lit. Ceux qui supportaient ses bras ont commenté « c’était comme s’il était fait de fer ». Ce sont probablement ces témoignages qui ont induit l’histoire de ses étudiants et son cercueil.

Guo GuMin

Des vingt disciples de Liang zhengPu, il était peut-être le plus connu à Pékin. Guo GuMin, de son surnom Te-Lin, est né en 1887 et était originaire du village de la famille Guo, dans la contrée de Chi, la province du HeBei.

Guo GuMin

Guo a été accepté en tant qu’étudiant par Liang, en 1907, à l’âge de 20 ans. Il est resté célibataire toute sa vie, il possédait des qualités martiales exceptionnelles en bagua Zhang. Ceux qui étaient frappés par Guo disaient que c’était comme se faire foudroyer par l’éclair. Quand il assénait un coup à quelqu’un, ce dernier quittait le sol s’écrasant contre le mur. Il semblait « pendre » durant un moment pour ensuite glisser par terre. Ses étudiants appelaient cette technique « accrocher une peinture ».

Les connaissances de Guo sur les formes à mains nues ainsi que les armes étaient très profondes. Sur cette Base, Guo a écrit 36 “chansons” et 46 “expressions” qui sont aujourd’hui étudiées par beaucoup de pratiquants et considérées comme classiques du BaGua Zhang.

Guo a vécu toute sa vie à Pékin et dans la province du Shantung. Il a enseigné à beaucoup d’élèves. Après sa mort, le 14 septembre 1968, les cendres de Guo ont été emmenées à la montagne Pa Pao. Ses élèves les ont ensuite déplacés à coté des restes de Dong HaiChuan. La tombe de Guo GuMin se trouve auprès du monument funéraire de son Maître Liang zhengPu.

Li Ziming

Li Ziming est né dans le comté de Ji, la province du HeBei. Il venait d’une famille d’érudits. Son père voulait qu’il en soit un également, cependant, après un incident au cours duquel il fut frappé par une bande de brutes, il prit la décision d’apprendre les arts martiaux.

Li Zi Ming

Il fut accepté par Liang zheng Pu en tant qu’étudiant en 1918, et étudia avec lui jusqu’à sa mort en 1932. Li quitta son village natal en 1924 pour voyager à Tianjin pour y apprendre le commerce.En 1926 lors d’une visite à Tianjin, Liang introduisit Li auprès d’un des meilleurs étudiants de yinfu, ching yuen.

Quand Liang quitta Tianjin, Li resta et apprit le style yinfu auprès de Ching. Il partit ensuite travailler dans la province du Liaoning pendant 12 ans. Il s’engagea, lors de la guerre avec le Japon, dans la lutte contre les Japonais. En 1938 Li alla à Pékin travailler chez un libraire. En 1949 il devint le manager de l’industrie « Beijing food stuffs ».

Après la mort de son professeur, Li continua à pratiquer, mais restait très secret sur l’art du Bagua. Il commença à enseigner le bagua aux membres de sa famille quand il était jeune puis à Ma chuanxu à partir de 1961.

Il n’accepta de disciple qu’en 1974. Pendant la révolution culturelle, il était interdit aux professeurs d’enseigner les arts martiaux et aux étudiants de pratiquer. Malgré ça un groupe de six étudiant supplièrent Li de continuer à enseigner le bagua. Il accepta afin de préserver le style.

Li est responsable de la relocalisation de la tombe de Dong haichuan dans le but de la protéger dans le cimetière public de Wan’an. En 1981 la première association de bagua tous styles confondus fut créée. Li en fut élu président et garda ce titre jusqu’à sa mort en 1993. Il était le dernier pratiquant connu de la troisième génération et fut enterré dans le cimetière de Wan’an près de la tombe de dong haichuan

Cérémonie BaiShi pour devenir disciple

En mai 2008, j’ai eu l’honneur d’être accepté comme disciple( Ru Men Tudi) en participant à la cérémonie “Baishi”. Cette cérémonie est effectuée par le maître afin d’ouvrir la porte familiale de son style, de ce fait je suis devenu membre de la famille dans la lignée directe du baguazhang style Liang en représente la 5 ème génération ( Liang Shi Bagua Zhang Di Wu Dai Quan Ren)

Le caractère “bai” symbolise deux mains tenues ensemble. C’est la posture adopter par les chinois pour montrer leur respect aux dieux et personnes de statut supérieur comme le maître. Le caractère “shi” signifie une personne au-dessus d’une autre et par extension maître, professeur etc.

Durant cette cérémonie le maître va allumer de l’encens qu’il mettra devant la photo et faire “Koutou” (se cogner la tête 3 fois sur le sol). C’est ensuite au tour de l’étudiant de faire “Koutou” 9 fois devant la photo de son Shi Ye (Grand maître) et 3 fois devant son ShiFu (maître).

En faisant “BaiShi” l’étudiant prend un engagement envers le fondateur de l’ecole, son maître, et ses frères d’armes. Le maître reconnaît l’engagement en acceptant que l’étudiant “passe la porte” et à son tour prend l’engagement de transmettre son art familial à l’élève et de commencer à lui enseigner ce qui est réservé aux membres de la famille. L’étudiant devient alors Ren Men (personne de la porte) et n’est plus un simple étudiant.

Tous étudiant peut demander à devenir disciple mais le maître n’accepte pas tout le monde, il jugera des qualités de celui-ci et de sa dévotion pendant une période pouvant aller jusqu’a trois ans de pratique avant de l’accepter.

Ma Chuan Xu Shi Fu et ses frêres D'armes

Chen Yu

Maitre Chen Yu est né le 23 mai 1962 à Chen Jia Gou dans la province du Henan. Il est le petit fils de Chen Fake 17ème génération et le fils unique de Chen ZhaoKui 18ème génération. Il commença la pratique du Taiji Quan à l’âge de 7 ans sous la tutelle de son père.

Master Chen Yu

Depuis l’âgé de 7 ans Maître Chen Yu pratique le Gong Fu de son père. Son père lui demandait de pratiquer sérieusement l’obligeant à pratiquer 10 fois par jour. Il pratiqua les méthodes du Taiji Quan, l’aspect théorique et pratique, avec diligence.

A la mort de son père il se rendu compte de la lourde tâche qu’était de porter le style de son père, ce qui le poussa à « Fermer la porte et pratiquer intensément » pendant trois ans.

En 1976 quand il avait 14 ans il est allé à un meeting national de Taiji Quan dans la province du Henan. Ce fut sa première apparition publique et il provoqua un étonnement générale tellement sa forme était précise et claire.

En Aout 2002, Chen Yu fut invité en tant qu’expert à la conférence international annuelle de Taiji Quan. Sa performance créa la surprise et reçu l’applaudissement de l’audience. Plusieurs reporteurs, lors d’interviews à la suite de sa démonstration lui on donné le surnom de « JiangMen HuZi ».

Maître Chen Yu à commencer à enseigner à l’âge de 17 ans et continue depuis 30 ans à transmettre son art. Il a eu l’occasion d’enseigner dans plusieurs provinces de Chine ainsi qu’en suisse, Singapour, Hong-Kong. Des élèves du monde entier son déjà venu chercher son instruction à Pékin en Chine.

Plusieurs de ses étudiants on déjà eu des succès lors de compétition nationale et internationale.

Sa forme malgré des postures basses reste très souple, relâche, flexible et naturel, conduisant au Fa Jin (émission d’énergie) extrêmement rapide et une énergie qui secoue.

Maître Chen Yu enseigne toujours à Pékin le style Taiji Quan XinJia.

Chen FaKe

Chen Fake naît en 1887 à Chenjiagou, un petit village de la province du Henan. Son grand père est le célèbre grand maître de Taijiquan Chen Changxing qui enseigna le Taijiquan à Yang Luchan (le fondateur du style Yang).

Son père Chen Yangxi est aussi un expert réputé en Taijiquan ainsi qu’un médecin, et il a déjà plus de 60 ans à la naissance de Chen Fake (Chen Fake a alors deux grand frères, qui perdront tous deux la vie dans leurs jeunes années).

Sa santé est fragile, il est très jeune et il n’a pas l’air passionné par l’art martial familial. A 14 ans, ses parents se plaignent souvent de lui, le trouvant paresseux et peu enclin au travail du Taijiquan. A la fin de sa puberté, le père de Chen Fake doit quitter le village pour des raisons professionnelles, et c’est un cousin de Chen Fake prénommé Chen Boqu « le taureau » qui est chargé de venir aider la famille de Chen Fake dans les travaux agricoles.

Chen Boqu « le taureau » fait l’admiration des pratiquants de Taijiquan dans tout le village, bien qu’il blesse souvent ses partenaires dans la pratique. Chen Fake est touché dans son amour propre, et souhaite revendiquer sa lignée.

Il reprend sérieusement l’entraînement au côté de son cousin, mais son retard dans la pratique est important. Chen Fake a alors une idée: Il doit s’entraîner beaucoup plus que son cousin, mais sans que ce dernier soit au courant.

Il commence à se lever la nuit, alors que tout le monde dort, et s’entraîne en cachette dans sa chambre. Pendant que tout le monde fait la sieste après le repas, il s’entraîne aussi. Il continue ce régime de forcené jusqu’en 1904 (Il a alors 27 ans), et lance un défi à Chen Boqu. Ce jour là, les deux cousins s’affrontent à trois reprises, et à trois reprises, Chen Fake fait chuter « le taureau ». Son cousin l’accuse alors d’avoir utilisé un secret de famille.

Il le somme de révéler au village son précieux héritage. Chen Fake accepte, et offre son plus grand secret : « C’est le travail ». Toute sa vie durant, Chen Fake continuera de travailler durement. On dit qu’il exécutait la grande séquence 30 fois par jour, et les exercices de bases 300 fois par jour.

Ainsi, en quelques années, Chen Fake règle définitivement ses problèmes de santé et acquiert un excellent niveau. Son père le choisit comme 17ème successeur du Taijiquan style Chen, et Chen Fake se fait rapidement connaître. De nombreux maîtres de Taijiquan viennent le rencontrer pour l’affronter, mais il est déjà quasiment imbattable.

En 1928 (Il a alors 41 ans), Chen Fake est invité à Pékin pour enseigner le Taijiquan. Comme le veut la tradition, il doit alors répondre à tous les défis proposés pendant 17 jours consécutifs. Il sortira invaincu de cette période, après avoir affrontés de nombreux experts dans toutes les disciplines (Bagua, lutte,…), et ce sans jamais blesser personne.

Les habitants de la capitale commencent à découvrir l’efficacité de l’art martial de la famille Chen qui était jusqu’alors resté secret. Chen Fake décide d’ouvrir son patrimoine familial au monde, et enseigne le Taijiquan à de nombreux disciples. Jusqu’à la fin de sa vie, il démontrera sa supériorité à travers le monde martial, mais sans jamais se faire d’ennemis. Bien au contraire,

il meurt en 1957 à 71 ans avec de très nombreux amis et élèves à travers toute la Chine qui louaient son grand sens moral, sa sincérité.

Visite à Chen Jia Gou Village d'origine du TaiJi Quan

Visite de Chen Jia Gou, avec Maître Chen Yu et deux de mes frères d’armes, lors d’un seminaire de Chen Xiao Wang.

Quelques photos du temple et de la salle de pratique ainsi que des photos de familles.